Le Parlement enquête sur votre dépendance à AWS. Êtes-vous capable de répondre à la question : « Que se passe-t-il si Microsoft coupe votre accès demain ? »

8 mai 2026

Le 20 avril 2026, la Commission européenne a officiellement attribué un marché-cadre de 180 millions d’euros sur six ans à des clouds souverains européens — OVHcloud, Scaleway, STACKIT, S3NS — écartant délibérément AWS, Microsoft Azure et Google Cloud pour l’hébergement des institutions européennes. Le lendemain, la commission d’enquête parlementaire française sur les dépendances structurelles dans le numérique poursuivait ses auditions, interrogeant Bpifrance et des fournisseurs de cloud sur l’exposition des entreprises françaises.

Ce mouvement n’est pas idéologique. Il est stratégique. Et il pose une question que toute ETI française devrait être capable de répondre en moins de cinq minutes : si votre principal fournisseur cloud coupait votre accès demain matin — pour une panne, une décision commerciale, ou une tension géopolitique — que se passerait-il ?

Les risques concrets que la dépendance cloud crée pour votre entreprise

Le risque de rupture de service

AWS, Azure et Google Cloud sont des infrastructures mondiales remarquablement fiables — mais pas infaillibles. En 2025, plusieurs pannes majeures ont paralysé des milliers d’entreprises pendant plusieurs heures. Une dépendance exclusive à un seul fournisseur, sans plan de continuité documenté, transforme un incident fournisseur en catastrophe opérationnelle pour vous.

Le risque juridique : le Cloud Act

Les services cloud américains — y compris leurs filiales et infrastructures hébergées en Europe — sont soumis au CLOUD Act. Cette loi autorise les autorités américaines à exiger l’accès aux données stockées par ces entreprises, quel que soit le lieu de stockage. AWS ne peut pas garantir qu’une injonction américaine ne sera jamais exécutée sur vos données hébergées en Irlande. C’est factuel — le PDG d’AWS Europe l’a reconnu devant une commission parlementaire.

Le risque tarifaire

Les prix des hyperscalers ont augmenté significativement ces deux dernières années. Microsoft a relevé le prix de ses licences Microsoft 365 de 15 à 25 % selon les plans. Les « egress fees » — frais de sortie des données — créent une dépendance économique réelle qui rend la migration coûteuse une fois engagée. C’est précisément ce que la Commission européenne qualifie de pratique anticoncurrentielle dans son enquête DMA sur AWS et Azure.

À retenir 70 % des charges de travail des institutions européennes étaient hébergées sur AWS, Azure et Google Cloud avant le choix de 2026. La Commission européenne elle-même a décidé de changer. Les entreprises privées ont encore le choix — mais de moins en moins de temps pour l’exercer.

Ce que la sortie du cloud public ne signifie pas

Sortir du cloud public ne signifie pas revenir à des serveurs physiques en salle informatique. La tendance documentée par Wavestone et confirmée par tous les analystes est à l’hybride maîtrisé : des plateformes globales pour les workloads standards et l’innovation, complétées par une infrastructure souveraine pour les données critiques et les systèmes sensibles.

L’objectif n’est pas de couper AWS — c’est de ne plus en être prisonnier.

Les questions à poser dans votre COMEX cette semaine

  • Quelles applications critiques dépendent exclusivement d’un fournisseur cloud américain ? Avons-nous un plan de continuité si ce service est interrompu ?
  • Connaissons-nous nos frais de sortie de données (egress fees) si nous décidions de changer de fournisseur ? Sommes-nous réellement libres de partir ?
  • Nos données les plus sensibles (données clients, données RH, propriété intellectuelle) sont-elles soumises au Cloud Act américain sans que nous en ayons conscience ?
  • Si notre fournisseur cloud principal augmentait ses prix de 30 % l’an prochain, quel serait l’impact sur notre budget IT ? Avons-nous une alternative documentée ?

La stratégie hybride : conserver la flexibilité, retrouver la maîtrise

Le modèle que nous recommandons à nos clients ETI n’est pas un basculement radical. C’est une cartographie claire de vos workloads, une distinction entre ce qui peut rester sur cloud public et ce qui gagne à être rapatrié sur infrastructure française maîtrisée — avec une clause de réversibilité documentée pour tout ce qui reste chez les hyperscalers.

HostMe opère des infrastructures sur les datacenters OVHcloud de Roubaix et Strasbourg, sous juridiction française et droit européen, avec des contrats sans clause de rétention de données et des frais de sortie contractuellement nuls. Ce n’est pas une posture politique — c’est une réponse pragmatique à des risques documentés.

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